À l’occasion du centenaire de la naissance de Georges Mathieu (1921-2012), les galeries Nahmad Contemporary et Perrotin, en collaboration avec les archives de l’artiste, présentent la première grande rétrospective de son œuvre aux États-Unis, du 8 septembre au 23 octobre 2021. Répartie sur leurs deux espaces new-yorkais, l’exposition réunit plus de cinquante peintures majeures de toutes périodes, des années 1950 aux dernières toiles du début des années 1990.
L’accrochage accorde une place particulière à des œuvres de grand format de l’artiste présentées pour la première fois à New York. Il s’agit de la première exposition d’envergure aux États-Unis pour le pionnier de l’Action Painting depuis celle à la galerie Wildenstein de New York en 1979.
Aux côtés d’œuvres issues de la collection de l’artiste, l’exposition rassemble des pièces prêtées par de grandes institutions américaines, parmi lesquelles l’Albright-Knox Art Gallery de Buffalo, la Michigan State University, le Museum of Fine Arts de Houston, la Phillips Collection de Washington et le Wadsworth Atheneum de Hartford. Elle s’accompagne de la publication d’une importante monographie bilingue, réunissant un avant-propos d’Édouard Lombard, directeur du Comité Georges Mathieu, un essai de Germano Celant, l’historien d’art inventeur de l’Arte Povera (le dernier publié avant sa disparition), et un entretien de Nancy Spector, ancienne conservatrice du Guggenheim.
Georges Mathieu fut l’un des artistes français les plus en vue durant les années 1950 et 1960. Le centenaire de sa naissance constitue une occasion idéale pour revenir sur la carrière d’un artiste et théoricien qui consacra sa vie à une forme d’abstraction émotive, gestuelle et hautement non figurative, sans équivalent dans le monde empirique. Fondateur de l’Abstraction lyrique, un mouvement qui rejeta l’héritage de l’abstraction géométrique européenne lancé par le cubisme de Picasso et le De Stijl de Mondrian, Mathieu influença profondément plusieurs générations d’artistes travaillant dans le domaine de la performance et de la peinture gestuelle.
— Nancy Spector
Retrouvez la présentation de l’exposition par Perrotin et la critique publiée par Art in America (en anglais).
